Courbe LM
La courbe LM (ou plan LM) illustre la fonction d'équilibre du marché monétaire. Sur un graphique cartésien, elle représente toutes les combinaisons de taux d'intérêt (i) et de revenu (Y) qui assurent l'équilibre sur le marché monétaire. Elle constitue un élément fondamental du modèle IS/LM, utilisé pour déterminer l'équilibre macroéconomique global. La fonction d'équilibre du marché monétaire est appelée LM car elle traduit les conditions où la demande de monnaie (L) est égale à l'offre réelle de monnaie (M). L'acronyme LM provient de la combinaison des initiales de ces deux termes. Pour tracer la courbe LM, il convient de partir de l'équilibre du marché monétaire, qui se produit lorsque l'offre de monnaie (M) correspond à la demande de monnaie (L).
M = L
L'offre réelle de monnaie (M) se calcule comme le rapport entre la masse monétaire nominale (M0) et le niveau des prix (P). De son côté, la demande de monnaie (L) est directement liée au revenu (Y) et inversement proportionnelle au taux d'intérêt (i).

Nous pouvons ainsi reformuler la condition d'équilibre du marché monétaire (M = L) de la manière suivante :

En isolant le taux d'intérêt (i) dans cette équation, on peut déduire la fonction qui décrit l'ensemble des points d'équilibre du marché monétaire.

La fonction d'équilibre du marché monétaire peut être représentée graphiquement sur un plan cartésien, avec le taux d'intérêt en ordonnée et le revenu en abscisse. Cette représentation est connue sous le nom de courbe LM ou plan LM.

Pente de la courbe LM. La courbe LM est croissante car il existe une relation directe entre le taux d'intérêt (i) et le niveau de revenu (Y). Une augmentation du revenu incite les agents économiques à accroître leur demande de monnaie. Avec une offre réelle de monnaie fixe, ils sont contraints de vendre des titres financiers pour obtenir des réserves monétaires supplémentaires. Cette opération entraîne une baisse des prix des titres et une hausse des taux d'intérêt.
Inclinaison de la courbe LM. Plus la demande de monnaie est sensible (h) aux variations du taux d'intérêt, plus la courbe LM est plate (horizontale), car une faible variation du taux d'intérêt engendre une modification importante de la demande de monnaie (L). À l'inverse, plus les besoins monétaires par unité de revenu (k) sont élevés, plus la courbe LM est abrupte (verticale), car les agents économiques nécessitent davantage de monnaie (L) pour gérer l'augmentation des transactions.
